>>Ça s'engouffrait dans nos cheveux, entre les mains mêlées... mais tant que tes doigts serraient les miens tout allait bien. Je n'ai jamais vacillé, et j'avais pris plaisir à croire que tu ne chuterais pas non plus.
Je n'ai jamais eu autant l'impression d'être une héroïne de roman qu'entre tes bras, et cela restera sans doute pour longtemps mon livre préféré. Garder sur la table de chevet les souvenirs et la magie, en laissant ce qu'il y a de mauvais s'exorciser dans des cauchemars sans intérêt.
Je te remercierai sans doute bientôt pour la beauté et les instants uniques que je n'aurais pu vivre autrement. Pour les émotions rares et bordel, surtout pour tout cet amour, fut-il si bref. Je déposerai des excuses sous le paillasson, pour les fautes, les ratés, les absences.
Et puis, quelques sourires après, chacun reprendra sa route. Je continuerais à te parler un peu dans ma tête, je me tordrais de jalousie en voyant des bras pendus à ton cou, et puis le temps effacera tout. Comme toujours...
Et on se recroisera peut être, au détour d'une rue, au creux d'un manque, mais rien de tout ça n'aura plus d'importance.<<
C'est plaisant, de s'imaginer plus forts que tout, plus forts même qu'un monde qui n'a jamais cessé de tourner au rythme des uns et des autres. Quelque chose peut attendre, tapi dans l'ombre, qu'on rentre à nouveau dans le mouvement, qu'on se délaisse. Souvent on ne pensait pas que sa allait arriver. . .